Leo Bioret / INTER_, BLANDINE BRIÈRE / CAT FENWICK / MAKIKO FURUICHI / IRMA KALT / GUILLAUME MAZAURIC / MARINE CLASS / CHLOÉ JARRY / SAMUEL PAUGAM / ERNESTO SARTORI / MÉLANIE VINCENT
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Makiko Furuichi, Daydreams, 2020
photographie: Germain Herriau







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Guillaume Mazauric, Mimesis, 2020,
photographie: Germain Herriau


Exposition > 8 août - 27 septembre 2020
NANTES

INTER_
Au ras du sol, au-delà des murs, en suspension, au gré de la ligne, INTER_ louvoie entre
réciprocité et préfixe perceptif.
Cette exposition collective réunit les cinq artistes du Prix des arts visuels de la ville de Nantes 2018 :
Blandine Brière, Cat Fenwick, Makiko Furuichi, Irma Kalt, Guillaume Mazauric ainsi que cinq ancien.nes
lauréat.es, Marine Class, Chloé Jarry, Samuel Paugam, Ernesto Sartori et Mélanie Vincent.
Trois postures prennent place de théorème dans cette exposition :
s'arrêter, faire le point puis ralentir ou accélérer.
Cette perspective synchronique de productions récentes, installations in situ,
interactions visuelles et formelles et collaborations artistiques questionnent
la conception des espaces picturaux, l'association et l'affection des matières,
le statut de l'image et la révélation des infinités.
Au même titre que le terme « inter », l'exposition est un élément formant.
Elle s'associe aux œuvres et crée les dérivations et les interstices idéales dans lesquelles les artistes
s'immiscent, disséminent et s'accordent.
INTER_ créé des liens là où l'on ne regarde pas vraiment mais où tout se passe,
entre les formes d'un dialogue.
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Cat Fenwick, Temperature of transition, 2020
Irma Kalt, Depuis toujours, Diva, 2019
photographie: Germain Herriau




Cat Fenwick, Le vide bien rempli
Cat Fenwick convoque l'harmonie des contraires.
Elle travaille la rencontre des matériaux bruts d'une absolue neutralité.
Ses recherches interrogent la puissance sensorielle des contrastes et jouent sur les antagonismes.
La fragilité reste fièrement présente, soutenue par la robustesse et la permanence de la matière utilisée.
L'artiste s'intéresse aux situations indéterminées, tendant vers l’idée d’infini.
Elle teste par des assemblages les contacts possibles et les conséquences visibles de l’impact.
Corps, modules et reliefs simplifiés deviennent le lieu de rendez-vous combinatoires.
Mouvement, volume et dimension picturale prétextent des mutations entre données figuratives
et physicalité concrète.







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Cat Fenwick, L'unité des opposés, 2018
photographie: Germain Herriau









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Cat Fenwick, Se mélanger sans se fondre, 2019
Ernesto Sartori, Titolo che si legge, Titolo decifrabile, Titolo piano, 20XX, Courtesy galerie Marcelle Alix, Paris
photographie: Germain Herriau


Ernesto Sartori, L'homéomorphe
Ernesto Sartori peint des successions d'êtres-objets et accumule un lexique de formes
dans des espaces qu'il appelle des « états d'esprit ».
Il sort des repères orthonormés pour se concentrer sur une production picturale de la cohabitation.
Il parle de l'occupation d'un espace par des symboles, mais aussi celle de l'artiste en tant
qu'habitant des trois dimensions. Il considère la peinture comme un tiroir contenant
un lieu à part dans lequel il communique son propre vocabulaire en lien avec
les formes de son quotidien.
Dans les peintures de l'artiste, toutes ses formes paraissent en transformation, jamais solides,
précisant le terrain de jeu d'une jungle de matière en mouvement.
Ernesto Sartori se frotte aux figures mathématiques et leur comportement en topologie.
Il peint l'informe et l'inexprimé dans des fenêtres d'anti-réalité où apparaît un monde inanimé,
hiératique où le temps a disparu et les objets sont restés, illisibles,
identifiés mais indéterminés.